Reportages
Pêche électrique sur L'Aubonne/VD
Sur les lieux, la génératrice est déposée en contre haut de la berge, puis « protégée » par un treillis orange fluo et des panneaux « danger électricité »
La cathode (grille -) est déposée dans l’eau, à proximité de la génératrice, puis reliée à cette dernière. La perche (anode +) est quant à elle en main de son utilisateur. Elle est branchée au boîtier de sécurité, géré par un opérateur. Cet accessoire sert, en cas d'incident, à couper le courant électrique. En compagnie des deux « épuisetiés », l'équipe de pêche, au complet, se retrouve dans l’eau.
Un courant électrique circule dans l'eau de l'anode à la cathode. Plus on se rapproche de l'anode, plus l'intensité de ce champ ainsi créé augmente. Comme le principe de la foudre, ce champ génère des lignes de tension virtuelles. Le poisson coupant ces lignes avec son corps; un courant électrique est ainsi induit dans ce dernier. Physiologiquement, l'électricité va agir sur la musculature et le système nerveux de l'animal. La galvanotaxie, au contact du champ électrique la nage de notre Belle est forcée en direction de l’anode, comme attirée par une force invisible.
- 85 prises ;
- 31 femelles ;
- 30 mâles;
- 24 remises à l’eau, mâles trop âgés et femelles ayant déjà frayés naturellement.
Je relève le professionnalisme des gardes du service de la faune et remercie tous les participants pour leur chaleureux accueil. Un remerciement particulier à Luc et Laurent.
Texte et photos de S. Vidoudez et A. Cavin.
