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Gestion pour la pêche, qu'imaginer pour l'avenir ? Quotas...

Gestion pour la pêche, qu'imaginer pour l'avenir ? Quotas...Remise en cause des quotas en vigueur afin de :
- favoriser des captures possibles pour le plus grand nombre de pratiquants et ceci tout au long des 7 mois que dure la saison ;
- sauvegarder un nombre suffisant de reproducteurs "sauvages" ;
- redonner une attractivité à ce loisir en vue de recruter de nouveaux pêcheurs.


Quotas

Les statistiques montrent qu'au niveau du pays nous sommes passés de 1'500'000 prises au début des années 1980 à 460'000 prises en 2004, soit une baisse effective des captures de 70%.

Il est sûr que la diminution du cheptel piscicole n'est pas à imputer qu'aux pêcheurs comme le montre l'enquête nationale Fischnetz qui s'est déroulée de 1999 à 2004 néanmoins, c'est une réalité avec laquelle il faut dorénavant composer afin de réadapter des "règles du jeu" devenues, à mon avis, totalement obsolètes.

Au 21ème siècle, l'activité pêche est un loisir, plus une nécessité permettant de satisfaire sa faim ou assurer un revenu puisqu'il est malheureusement encore possible de vendre ses prises dans le canton de Vaud !

Il s'agit de remettre au goût du jour les notions du "assez" et du "partage" en dépassant une vision consumériste et en mettant en place rapidement des mesures alliant préservation de la ressource et prélèvement raisonné.

Aucune raison pour moi de voir donc subsister une réglementation permettant de garder 10 poissons par jour, sans limitation mensuelle et 300 sur une saison qui dure moins de 7 mois.

Gestion pour la pêche, qu'imaginer pour l'avenir ? Quotas...Cela me semble d'autant plus nécessaire que les statistiques annuelles "poissons prélevés/permis vendus" montrent que, dans le meilleur des cas, c'était une moyenne de 40 poissons/saison dans les années 80 et que, depuis bientôt 10 ans, cette moyenne stagne à 10 poissons/saison, mais avec 50% de pêcheurs en moins !
La majorité des pratiquants désirent conserver et consommer leurs éventuelles prises alors, quid du lien direct à faire entre la raréfaction des captures "possibles" avec la baisse des permis vendus et la désaffection de plus en plus importante qui touche ce loisir ?

Il me semble dès lors urgent et nécessaire d'optimiser les chances de captures pour ladite majorité en adaptant tailles et quotas à la réalité de ce que la rivière peut produire, de ce qui y réside et de façon à ce que la population sauvage puisse s'y reproduire de façon pérenne dans les meilleures conditions possible.

Peut-être bien qu'une minuscule frange d'irréductibles (moins de 1% des pêcheurs) visant avant tout la "rentabilité" et les 300 prises par saison cesseront d'acheter leur permis si des mesures et des quotas différents sont instaurés, mais quid d'un renouveau d'intérêt pour cette activité et l'arrivée de nouveaux et nombreux pratiquants si une perspective de prises est rendue possible, durant l'entier de la saison, sur un maximum de cours d'eau, sans devoir être nécessairement un "Champion du Monde, un bouffeur de kilomètres ou un éternel estivant" ?
Que dire également d'un attrait touristique supplémentaire non négligeable vu les magnifiques cours d'eau dont nous disposons dans notre beau canton ?

Pourquoi instaurer une limite de capture journalière inférieure à celle actuelle, mais surtout une limite mensuelle ?

Au sortir de l'hiver, donc de période de disette alimentaire pour les poissons, prendre sa semaine de congé et/ou profiter des eaux grossies par les orages pour aller systématiquement "racler" le fond avec un gros ver permettra de réaliser de très beaux paniers, mais est-ce bien raisonnable ?

Gestion pour la pêche, qu'imaginer pour l'avenir ? Quotas...Quid également de la nécessité de "diluer" législativement les possibilités de captures sur l'entier de la saison en évitant la pression maximale que l'on retrouve actuellement durant les mois de mars à mai.

Ceci permettrait sans doute à de nombreux pêcheurs d’été et de vacanciers d’éviter la pléthore de truites n’ayant juste pas la mesure en juin-juillet-août et qui l’atteint avec grand’peine à fin septembre.

Pour rappel quelques quotas déjà en vigueur dans 3 cantons voisins :
Jura : 3/jours, 20/mois et 60/saison.
Genève : 3/jour et 10/mois.
Neuchâtel : 4/jour, 30/mois et 100/saison.

Pourquoi dès lors ne pas imaginer une nouvelle réglementation en s'en inspirant ?

60 à 100 poissons capturables sur l’entier de la saison représentent, pour l'immense majorité des pêcheurs vaudois, 6 à 10 fois plus de prises possibles que ce que les statistiques annuelles "poissons prélevés/permis vendus" montrent depuis maintenant plus de 10 ans dans notre canton !!!

Une gestion durable de la ressource avec, pour l’immense majorité des pêcheurs, l'optimisation de leurs chances de capture tout en ne les péjorant d’aucune façon par rapport au nombre de prises possible sur la saison !
Serait-ce un avant-goût du paradis halieutique vaudois de ce début de 21ème siècle ???

D’autre part, dans des zones de rivières trop dégradées, pourquoi ne pas adopter une politique identique à celle des lacs de montagne en y déversant régulièrement des truites adultes qui seraient destinées à être rapidement capturées ?
Nombre de pêcheurs pourraient y trouver leur compte et effet secondaire non négligeable, alléger ainsi la pression de pêche dans les rivières/zones abritant une population naturelle.



Christian