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FSP, l'attestation de compétences en vue
Il y a une année, la FSP a clairement fait savoir que sur le principe elle approuverait une formation calquée sur le Brevet suisse du pêcheur sportif. Depuis, le projet a été développé lors de plusieurs séances avec l'OFEV, ainsi que dans le cadre du comité de pilotage qui comprend P. Steiner et E. Staub pour l'OFEV, P. Friedli (BE) pour les cantons, R. Hauser pour la FSP et Hj. Dietiker pour le Brevet suisse du pêcheur sportif.
Après sa mise au concours ayant suscité trois postulations, le secrétariat général qui sera chargé de la mise en oeuvre pour tout le pays, a été confié conjointement à la FSP et au magazine Petri-Heil. Les contrats sont en cours d'élaboration. Il est prévu que la FSP s'occupe des cours et des instructeurs, alors que le Petri-Heil assurera l'administration. Cette nouvelle entité s'appellera « Réseau de formation des pêcheurs ».
Des exceptions à l'attestation de compétences
Les pêcheurs et pêcheuses qui ne sont pas astreints à l'attestation de compétences, recevront des cantons des informations sous forme d'un dépliant élaboré par la Confédération. Sont en principe concernés les jeunes n'ayant pas encore 14 ans révolus et les personnes au bénéfice d'un permis dont la validité n'excède pas un mois. Le dépliant donne des informations sur les aspects élémentaires de l'exercice d'une pêche respectueuse des animaux, ainsi que sur les prescriptions cantonales en matière de pêche. Par des canaux appropriés, ce dépliant devra également être distribué aux personnes qui pratiquent la pêche libre, puisqu'il informe sur les compétences indispensables à l'exercice de la pêche.
Tous les autres prétendants à un permis de pêche seront, conformément à l'article 5a de l'ordonnance relative à la loi fédérale sur la pêche OLFP, dans l'obligation de prouver qu'ils disposent de connaissances suffisantes sur les poissons et les écrevisses, ainsi que sur le respect de la protection des animaux lors de l'exercice de la pêche. Les personnes au bénéfice d'un permis de pêche depuis plusieurs années ou du Brevet suisse du pêcheur sportif, ou encore qui ont suivi une formation cantonale, seront dispensées de cette obligation, à titre de solution transitoire.
Sur la base d'un guide pratique (aide à l'exécution), les cantons doivent organiser la formation minimale relative à l'attestation de compétences. Elle comprendra un cours d'environ 3 heures, un film, ainsi qu'un contrôle des résultats sous forme d'un test de quelque 20 questions. Pour ce cours obligatoire, la Confédération mettra à disposition le matériel didactique et le test sous forme de brochure ou de livret, une présentation Power Point, ainsi que le film. Le contenu du cours se limitera aux aspects de la protection des animaux lors de l'exercice de la pêche, ainsi qu'aux connaissances indispensables sur les poissons et leur physiologie. Le secrétariat général évaluera les questionnaires et assurera la remise des attestations.
Les sociétés de pêche organisatrices de cours
Les sociétés de pêche peuvent organiser le cours de formation et le contrôle des résultats, à condition qu'un instructeur formé en assume la direction. Chaque société
peut mettre spontanément sur pied des cours de pêche plus complets comprenant, par exemple, un volet pratique plus élaboré. Les cantons peuvent aussi prescrire des formations plus complètes ou des examens plus détaillés. Avec la collaboration de l'OFEV, la FSP formera, dès 2008, les instructeurs dans le cadre de cours régionaux d'une journée. La Confédération mettra le matériel nécessaire à disposition.
En novembre 2007, les cantons recevront le guide pratique (aide à l'exécution) qui contient des explications sur les prescriptions minimales à observer, soit la formation de 3 heures, ainsi que des recommandations sur les cours et des formations plus complètes. Leur attention sera attirée sur le fait qu'ils peuvent appliquer leurs propres solutions pour mettre l'article 5a OLFP en oeuvre, pour autant que celles-ci répondent aux conditions du guide pratique.
Pour des raisons juridiques, l'OFEV ne peut malheureusement pas faire référence au Brevet suisse du pêcheur sportif dans son guide pratique. A l'avenir, ce brevet englobera l'attestation de compétences dans son intégralité. Cela signifie que les cantons qui ont rendu obligatoire le Brevet suisse du pêcheur sportif pourront maintenir ce régime. Il serait souhaitable que les cantons qui ne l'ont pas encore fait, choisissent cette formation, simple, efficace et qui répond en tous points aux exigences auxquelles les pêcheurs devront satisfaire pour prouver qu'ils disposent des connaissances suffisantes.
Promouvoir le brevet
En novembre 2007, la FSP informera les fédérations cantonales sur les détails qui auront été réglés entretemps, de sorte que celles-ci auront la possibilité de discuter avec l'administration de leur canton. Ce sera l'opportunité pour la FSP de communiquer qu'elle ne soutient pas seulement une formation respectueuse de la protection des animaux, mais qu'elle est aussi une adepte d'une formation de base plus complète. A cet effet, le Brevet suisse du pêcheur sportif - révisé en conséquence - constitue la base idéale d'autant qu'il pourra intégrer sans aucun problème des spécificités cantonales. Par ailleurs, il permettra de soulager l'administration de charges administratives et personnelles. En effet, les instructeurs seront formés par le « Réseau formation des pêcheurs », les sociétés de pêche organiseront sous la direction de ces instructeurs les soirées ou les demi-journées de formation, le secrétariat général coordonnera le tout, procèdera aux évaluations et enverra les attestations.
Le prix pour la formation obligatoire - comme du reste celui pour le Brevet suisse du pêcheur sportif - n'a pas de but lucratif. Il couvrira tous les frais, y compris l'indemnisation des sociétés de pêche qui organisent les cours. Le prix du Brevet suisse du pêcheur sportif augmentera légèrement, celui de l'attestation de compétences à elle seule sera un peu inférieur.
L'OFEV s'est déclaré prêt à soutenir la phase onéreuse de départ par une contribution financière. Par la suite, le système s'autofinancera grâce aux émoluments payés par les candidats et candidates. Dans les grandes lignes, les calculs sont établis. Il ne faudra que les affiner sur la base des derniers détails concernant l'exécution.
La FSP invite les fédérations cantonales à se mettre en contact avec les services cantonaux de pêche pour choisir la solution qui leur convient et prendre l'organisation en main au niveau des sociétés. Des séances d'information régionales sont planifiées. Dès que le secrétariat général sera installé, il mettra un service Helpline à disposition.
Source Fédération Suisse de Pêche
