Communiqués
Editorial de l'année 2007
A long terme, améliorons la lutte contre les micropolluants (résidus chimiques industriels, de consommation et de médicaments). Des études récentes démontrent qu’un grand nombre de ces résidus portent préjudice à la qualité des eaux et ne sont malheureusement pas encore dégradés ou éliminés par nos STEP. Ces dernières, sont avec les pesticides utilisés dans l’agriculture, les principaux responsables de l’apport de micropolluants dans les eaux (agriculture, projet pilote du Boiron à Morges). Les produits vétérinaires, le bétail « ingurgite » à lui seul quelque 40 à 50 tonnes d’antibiotiques chaque année en Suisse. Ces produits parviennent dans les lisiers et sont épandus sur les terres agricoles.
A court terme, adoptons des mesures simples et flexibles, telles la fenêtre de capture, l’augmentation de la taille des prises dans certains secteurs. Appliquons une gestion des captures « proportionnelle » telle nos confrères chasseurs. Certains diront « encore des mesures contre nos intérêts ». Non, en parallèle créons des parcours rempoissonnés, pour les adeptes de la « non bredouille », des secteurs à « poissons trophées » pour les collègues désireux de surprendre de belles prises. Toutes les catégories de pêcheurs trouveront ainsi leur intérêt. Cette polyvalence de la pêche assurera la pérennisation de certaines piscicultures ou permettra à d’autres sociétés de bénéficier de revenus en améliorant ou en développant de nouvelles frayères.
Prenons conscience de la réalité, comportons-nous en qualité de pêcheurs responsables, même individuellement.
S. Vidoudez
